Accéder à Spotify sans invitation

Spotify a maintenant largement dépassé le concept du buzz. Le jeu des “invitations” est une subtilité de markéteux désireux de créer un sentiment d’exclusivité.

Arrêtez de courir après une invitation, Spotify laisse ouvert les inscriptions sans besoin d’invitation sur l’adresse suivante :

Aller c’est parti vous pouvez vous régaler… certes avec quelques pages de pub en mode gratuit.

Coming Soon – Ghost Train Tragedy (2009)

Le groupe d’Annecy revient pour le périlleux exercice du second album.

New Grid, leur premier opus, était vraiment sympa. Frais, un son étonnamment mature pour cette bande de (très) jeunes artistes. Le groupe arrivait avec sa pop rock très “road movie” à l’américaine m’avait séduit.

Ghost Train Tragedy propose la même chose que New Grids. Ce n’est pas donc moins bien. Ce n’est en revanche pas mieux. Du coup on s’ennuie un peu à la longue. Heureusement quelques morceaux comme School Trip Bus Crash ou Moonchild participent à l’animation de l’album.

Dommage j’aurai bien aimé qu’ils me surprennent à nouveau.

Flash Forward – Nouvelle série sur ABC

Je n’irai pas loin dans les détails de cette nouvelle série américaine diffusée sur ABC. Je n’ai vu que le pilote et cela me semble très très bon.

Le pitch ? Imaginez que tous les habitants de notre bonne vieille terre s’évanouissent simultanément pendant un peu plus de 2 minutes…

Maintenant, imaginez que pendant ces deux minutes vous avez tous vécu quelque chose qui n’était pas un rêve, mais votre vie dans 6 mois… On appellera ça un “flashforward” par opposition au fashback.

Passé ce pitch, débrouillez-vous pour voir l’épisode pilote et décider si cela vaut la peine pour vous de continuer à regarder. Pour moi c’est simple : je vais regarde le second épisode !

Spotify : J’ai payé pour du streaming

logo.pngJ’ai payé pour du streaming… Il y a encore quelques mois j’aurai pensé cela complètement inutile, mais aujourd’hui je l’ai fait. Pourquoi ?

Les choses ont changé dans le monde des médias. Une page est en train de se tourner. Nous l’avions tous vu venir depuis longtemps mais nous avons maintenant atteint le momentum. La technologie et le businness se rencontre aujourd’hui pour avoir un premier enfant d’une toute nouvelle lignée qui promet de changer la façon dont nous consommons de la musique et des médias au sens large.

Je consomme beaucoup de musique. C’est un de mes loisirs, de mes besoins quotidien naturel. J’ai une faim insatiable de découvertes sonores. Tout azimut. Si je suis plusieurs jours sans découvrir un nouvel artiste, un nouveau son, je suis en manque et arpente les rues du net pour trouver un dealer de sons qui me donnera satisfaction.

Jusqu’à ce jour je parcourais le net pour découvrir de nouvelles pistes en vu d’un achat « physique » si l’artiste ma convainquait. J’aime l’objet du disque, son livret source d’informations passionnante, sa pochette qui me permet de ne jamais l’oublier… Sauf « cocktail » réussi, je ne suis pour le moment pas un grand adepte de l’achat numérique. Je m’y risque de temps à autre, mais je garde à chaque fois ce goût amer du collectionneur qui vient de passer à côté de quelque chose qui créera un vide dans la bibliothèque musicale.

Alors comment faire pour découvrir un artiste et écouter suffisamment longtemps pour décider si l’on souhaite acheter sa musique, l’encourager à continuer et s’approprier un objet, son disque ?

J’ai longtemps cherché comment étancher ma soif de découverte musicale sur Internet. Je dis sur internet car j’ai beau payer un tribu relativement important chaque mois à différents disquaires, je ne souhaite pas acheter un disque que je n’écouterai qu’une fois pour constater qu’en fait je n’aime pas… Un bref tour d’horizon m’a permis de regarder les offres de streaming de (feu) Pandora (en France), Deezer, Wormee, MusicMe, FnacMusic, LastFM…
Pas une n’a retenu mon attention. Pandora ou LastFM sont basés sur des modèles ne permettant pas de choisir la musique que l’on souhaite écouter. Formidable pour découvrir de nouveaux artistes (nous reparlerons une autre fois de l’énorme intérêt que je porte à LastFM) mais pas pour explorer leur discographie.
Wormee ou surtout Deezer m’ont beaucoup intéressé car ils permettent de choisir la musique que l’on écoute. On reste cependant contraint de l’écouter sur ordinateur connecté à internet puisque cette musique est « streamée ». Ce que je voulais moi, c’était la possibilité de choisir dans un catalogue conséquent et d’emporter avec moi la musique que je venais de découvrir en vue d’un achat ou non. Ca ne fonctionne donc pas pour moi.

J’ai ensuite regardé du côté de MusicMe. Catalogue conséquent et abonnement permettant un téléchargement quasi illimité de musique. Là où le bas blesse, c’est au niveau du format. Pour des raisons que je comprends bien, les morceaux étaient protégés par DRM. En revanche la technologie retenue pour cette protection fut celle de windows. Choix rédhibitoire pour moi puisqu’utilisateur de Mac / iPod et autres produits pas familiers avec Microsoft et sa technologie propriétaire. Le MP3 avait pourtant mis tout le monde d’accord non ? Oui on peut faire mieux mais globalement tout le monde a accepté ce format comme standard ?!
Bref MusicMe = KO ou presque. Depuis quelques temps le site propose un abonnement à base de MP3 mais basé sur un volume de titres limités. Une fois le calcul fait, on se rend compte qu’on est pas si loin du prix unitaire d’un MP3 à l’achat sur n’importe quel Amazon MP3 ou autre FnacMusic. Bilan : MusicMe vraiment KO.

Heureusement est né Spotify.

Spotify ne proposait rien de nouveau au départ. Simplement un logiciel à part entière qui permet d’écouter gratuitement en streaming des morceaux. Un Deezer mais en beaucoup mieux. Le parti pris d’un logiciel plutôt qu’une page web m’a séduit. L’expérience utilisateur est clairement meilleure que toutes les interfaces web de streaming que j’ai utilisé à ce jour. Simple, claire, complète et efficace.

Je me prenais à rêver de la possibilité d’écouter en mode déconnecté la musique que je venais de choisir… Ce n’était pas loin d’être le cas puisque Spotify permet de créer une mémoire tampon d’écoute très conséquente. Cela permet de continuer à écouter un morceau même si vous perdez votre connexion internet pendant quelques minutes (regarde les préférences, vous verrez que le tampon peut aller jusqu’à plusieurs Go).

Et puis, il y a quelques semaines la nouvelle est tombée. Spotify allait proposer une version iPhone / iPodTouch permettant l’écoute en mode déconnecté ! C’est là, la grande différence avec tous les autres concurrents… Ecouter avec son lecteur MP3 toute la musique que l’on veut ?
Pour profiter de ce service il faudrait s’acquitter de la somme de 9,99€ par mois. A mon sens le jeu en vaut largement la chandelle.

Imaginez… Hier soir en vous baladant sur Internet vous découvrez le MySpace d’un nouvel artiste vraiment intéressant. Vous lancez votre Spotify, écoutez un de ses albums en ligne tout en consultant sa biographie. Sur ce, vous allez vous coucher heureux d’avoir fait cette belle découverte. Le lendemain matin, avant de partir travailler vous prenez votre baladeur MP3 (aller, à l’idéal votre téléphone MP3) et vous dites « tiens je vais cahrger un ou deux albums de ce nouvel artiste ! ». Avec Spotify vous pouvez le faire. Vous sélectionnez les listes de lecture dont vous souhaitez disposer même déconnecté (ce qui arrive fréquemment, voir tout le temps si votre baladeur n’est pas un téléphone) et elles se téléchargent sur votre appareil !
Je suis actuellement dans le TGV, casque sur les oreilles avec un album de Fink que je ne connaissais pas récupéré ce matin avant mon départ. Autant vous dire que même avec un iPhone 3G option xyz, en TGV n’espérez pas écouter de la musique en streaming. Le « connected everywhere » n’est pas encore d’actualité !
Je ne m’apesantirai pas sur les fonctionnalités de Spotify mobile en mode connecté, vous trouverez tout cela sur le web et finalement elles existaint déjà avec des applications iPhone comme LastFM ou Deezer.

Spotify ou autre peu m’importe. J’ai payé pour ce service. Pour le moment ce sont les seuls que je connaisse à le proposer. Pour iPhone comme pour GooglePhone (Android) d’ailleurs ! Ce qui m’intéresse c’est le modèle en place. Sur la base de mon abonnement, 10€ pour un catalogue complet de mon ordinateur jusqu’à mon baladeur MP3, Spotify rétribue les artistes en plus de lui même. Si l’artiste me plaît au point de vouloir emmener son album partout avec moi, j’achète le CD ou les fichiers numériques. Bien que ne connaissant pas le modèle de rétribution des artistes suivi par Spotify, j’ai le sentiment que tout le monde s’y retrouve dans contexte.

Spotify n’est que le premier d’une longue lignée et j’y vois un début de réponse aux grands débats sur les téléchargements illégaux. Quel sera le prochain acteur à nous faire avancer d’un pas de plus vers les médias du futur ?

Covers Discovered : Ain’t no sunshine

billwithers-justasiam.jpgPremier billet d’une série que j’espère régulière : Covers Discovered !

L’idée : Prendre un morceau et fouiller les différentes reprises de ce morceau.
L’objectif : Partager avec vous ce que j’ai découvert, mais aussi découvrir des reprises que je ne connais pas grâce à vous !

Je vous propose de commencer avec le superbe “Ain’t no Sunshine” de Bill Withers.

Ce morceau paru en 1971 sur son premier album Just As I Am, a été repris par un nombre impressionnant d’artistes. Ecouter toutes ces reprises prendrait beaucoup de temps. Dans le désordre : Michael Jackson, Lighthouse family, Horace Handy, Michel Bolton, Isaac Hayes , Justin Nozuka, Lenny Kravitz et j’en passe…

J’ai fait des choix, voici mon TOP 5 :

  • Sting, à l’époque ou la moustache devait être tendance :)
  • Michael Jackson lorsqu’il était encore tout jeune (apparamment en 1974). Belle reprise que je trouve un peu chargée en arrangements Motown. On y perd un peu la mise à nue que propose Bill Withers.
  • Freddie King, Bluesman ayant inspirés bon nombre de guitar heroes comme Clapton ou encore Stevie Ray Vaughan. Sa reprise n’est pas très différente de l’orginale, mais le bonhomme envoie une soul vraiment efficace
  • Presque sans surprise, une belle reprise par d’Eva Cassidy. Une version folk / soul fragile et touchante
  • Isaac Hayes lors du Woodstock black organisé par la Stax : WattStax. Le morceau ne dure pas moins de 17 minutes. On y passe par toutes les couleurs rythmiques. Un monument ! C’est clairement ma reprise préférée. 10 minutes de cette perle ici.

Et vous ? Connaissez vous d’autres reprises de ce morceau qui vaillent le détour ?

Shutter Island en bande-dessinée

Décrire une bande déssinée est une exercice particulièrement difficile alors je n’irai pas par quatre chemins…

Je n’ai pas lu le livre d’origine, polar de référence de la littérature noire dont l’auteur Dennis Lehane a également commis Mytic Rivers (peut-être vous êtes-vous délecté de l’adaptation au cinéma par Clint Eastwood). En revanche je suis tombé sur la bande-déssinée de Christian De Metter et j’ai pris une belle claque !
Un dessin noir splendide et l’histoire de ce polar sur une île pénitentiaire proche de Boston dans les années 50, est retranscrite de façon formidable. J’avais rarement été emporté par une intrigue en BD comme cela.

Pour vous faire une idée, vous pouvez consulter quelques planches sur BDGest : http://www.bdgest.com/preview-419-BD-shutter-island-recit-complet.html

Entre temps j’ai appris que Martin Scorsese sortait une adaptation du bouquin avec Leonardo Di Caprio dans le rôle principal. La bande annonce semble annoncer un film de bonne facture mais je ne saurai trop vous conseiller la lecture de la BD avant de vous faire saper l’intrigue par le film… Aller encore quelques semaines avant de retrouver la tourmente du boulot, c’est peut-être la bonne BD à emmener sur la plage !

Fink – Distance and Time (2007)

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Second album pour l’anglais Fin Greenal sous le nom de Fink.

Ce qui sort généralement des alchimistes électro de Ninja Tunes laisse toujours présager de bonnes choses pour nos oreilles… Fink était dans ma liste des artistes Ninja Tunes à écouter. Profitant d’une session spécial soldes Ninja Tunes chez Amazon MP3, je me suis procuré Distance & Time. Pour découvrir et éventuellement poursuivre sur son dernier opus Sort of revolution.

L’album ouvre ses portes avec Troubles what you’re in. Batterie mixée comme à côté de vous et dans son plus simple appareil, quelques arpèges de guitare acoustique, quelques cordes pour donner de l’emphase et ensuite la voix du bonhomme. Une voix blanche et chaude qui invite instantanément l’auditeur dans l’univers intime de Fink. La production du morceau est impeccable. Juste. Rien à ajouter…

L’album continue alors dans la lignée. La plupart des compositions sont structurées de la même façon (This is the thing). Batterie, guitare et voix dans un complet acoustique et produit avec la classe d’un smoking, sobre et avec classe. On pourrait penser que l’on va s’en lasser mais non. La formule est si simple et honnête qu’elle invite à rester là, tranquillement assis un verre à la main à partager les vagues à l’âme et autres confidences (Under the same stars) de Fink.

Make it good

If you stayed over I’d make it so sweet
I’d make you remember, baby, from your head to your feet
If you go now babe we’ll never know
If you go now babe we’ll never know
If you go now babe we’ll never know
How It Ends
So
Make it good

Le point culminant de l’album est je pense avec le superbe If Only.

Je ne sais pas ce que vaut un concert du monsieur, mais je m’en vais tenter ma chance de ce pas lors son prochain passage à Paris à l’Alhambra ou à Massy la veille.

Enjoy…

Des concerts encore et toujours des concerts !

Inculte que je suis, je ne connaissais toujours pas le site GrandCrew.com !!
Grand Crew filme et enregistre un tas de concerts formidables et les met à disposition gratuitement sur leur site.
C’est tout simplement génial. La qualité de la captation sonore est parfaite et les artistes enregistrés tous aussi intéressant les uns que les autres.

Seul reproche à ce site. Il vous fait regretter à chaque image de ne pas avoir été dans la salle.

Tout est donc là : http://www.grandcrew.com

Quelques concert à dévorer des yeux et des oreilles :
- Fink
- General Elektriks (je ne m’en remet toujours pas)
- Cocoon
- Raphael Saadiq

Hugh Coltman – Cabaret Frappé à Grenoble

Hugh Coltman - Cabaret frappé (24/07/2009)Probablement dans mon top 5 des meilleurs albums de 2008, Stories From The Safe House est une de ces perles que j’écoute depuis plusieurs mois sans jamais me lasser.

Je voulais coucher quelques lignes à son propos, histoire de ne pas garder pour moi cette perle et hier soir j’ai eu le plaisir d’aller le voir en concert à Grenoble dans le cadre du très bon “Cabaret frappé” 2009. Belle excuse pour me donner un coup de fouet et glisser une bafouille dans mon blog.

Le bonhomme est arrivé tranquillement sur scène avec ses musiciens ( basse / guitare / batterie / clavier) et a ouvert le bal par Greener than blue suivi de Sixteen, une des plus belles balades de l’album. Egal à ce que propose l’album, sa pop/folk nous a progressivement invité dans un univers intime et cosy mais jamais mielleux (As the crow flies – extrait vidéo du concert). Pas de morceaux larmoyants jouant outrageusement sur vos cordes sensibles. Non. Simplement un moment précieux et délicat.

Les morceaux s’enchainent, il joue avec le public, le fait chanter (les coeurs sauce “beach boys” de Could you be trusted) et raconte ses pérégrinations sentimentales sources d’inspiration à ses créations, le tout dans une atmosphère détendue et remplie d’humour.

Plus l’ambiance est posée et plus le bonhomme nous dévoile son côté soul man (On my hands). Sans heur, avec un naturel déconcertant il amène le public dans un groove envoûtant et fait transpirer la foule. Reprise de Jealous Guy (façon Donny Hathaway) à l’appui il fait chanter, vibrer, danser la salle en nous partageant ses penchants soul.

Le soirée se termine par une invitation à danser sur Magpie. Ecoutez, vous comprendrez ! C’est la fin du concert, Joseph Arthur passe après lui…je suis parti.

Cadeau bonus, un duo Taratata :

Krystle WARREN / Hugh COLTMAN : The girl is mine

Lily Allen, de la pop de gonzesse

J’ai mis la main sur le dernier album de Lily Allen.

Ce petit bonbon acidulé anglais avait déjà fait du bruit avec son album précédant Alright, Still. Langage bien châtié, drôle, charmante et charmeuse, hystérique, bref un joli mélange détonnant. J’en avais essentiellement retenu le très bon Smile. Déjà née sous de bonne auspices (je vous laisse lire, ça relève d’un épisode de Santa Barbara dans le monde de la pop anglaise), elle prend part au très bon Version du très en vogue Mark Ronson en reprenant formidablement bien le “Oh My God” des Kaiser Chiefs. Arrangements d’enfer, juste les quelques grammes de malice dans la voix pour attiser l’intérêt des mecs et enfin un clip terriblement aguicheur à l’appui. Perso “Oh My God” je ne suis pas prêt de l’oublier ce morceau.

Bref, enrichies de ces rencontres, elle revient avec “It’s not me, it’s you”. Bilan assez inégale. Deux ou trois perles dans l’album le sauve de la mention “disque totalement inutile” : The Fear, Him et le tube (démago) 22 qui fera obligatoirement un passage remarqué dans les charts.

Mais donc finalement pourquoi parler de cette poulette si je trouve ce qu’elle fait pas très intéressant. Moi aussi finalement ça m’intrigue. La vérité, c’est qu’elle a quand même cette capacité a sortir ces belles perles pop qui vous trainent dans les oreilles. C’est frais, diverstissant, marrant et surtout : léger. N’est-ce pas là ce qu’on attend d’un morceau de pop ?

Aller encore une reprise, mais cette fois d’une des “patronnes” de la pop à fric. L’exercice de cette reprise résume bien pourquoi j’aime bien cette minette :